Interview : Mani

24 Mar

Nous vous avions déjà parlé de Mani lors d’un précédent article.

Le groupe, composé de Mani Hoffman (chant), Pac (guitare), Stanislas Augris (batterie),  Antoine Le Guern (claviers) et Benjamin Durand (basse), se produisait à La Maroquinerie le 19 mars.

Mani interview maroquinerie

© Music & Co

Ils ont répondu avec humour à nos questions, quelques heures avant leur concert.

Mani interview maroquinerie

© Music & Co

Music & Co : Quelles sont vos principales influences?

Mani : Antoine Le Guern est ma principale influence, que ce soit d’un point de vue humain, musical et vocal. (sourire de Tony)

Sinon, Stevie Wonder, Tony Hattaway et plus récemment U2 ou The Black Keys

Comment définiriez-vous le groupe?

Mani : J’ai envie de dire que c’est une bande copains! C’est un groupe assez hybride, assez éclectique dans lequel chacun, en plus d’être musicien ou chanteur, apporte ce qui le caractérise en tant qu’artiste : Pac a apporté une couleur rock à l’album, (se tournant vers Tony) Qu’as tu apporté à ce groupe?

Tony : Je dirais un peu de rigueur! (rires)

Mani reprend la parole : Stan est la caution hip-hop du groupe, et Ben a apporté une touche funky. Notre groupe est l’assemblage de ces différentes personnalités.

Vous vous connaissez depuis longtemps?

Mani : Ben, Tony et Stan se connaissent depuis très longtemps. 15 ans?

Tony : Trop longtemps! (rires)

Mani : Depuis le collège. Leur premier groupe s’appelait Main Street, que j’ai intégré ensuite. J’ai changé pas mal de trucs! (rires)

C’est là qu’on a vraiment réfléchi à ce qu’on voulait faire musicalement. Pac est arrivé un peu plus tard, et a finalisé l’identité musicale du groupe en y apportant une couleur plus rock.

Mani, tu as connu le succès en 2002 avec « Starlight » en featuring avec les Supermen Lovers. On te connaissait sans te voir…

Mani : Oui, à cette époque, ce qui caractérisait la « French Touch » c’était justement de faire des clips sans montrer son visage. Mettre des masques, créer des personnages…C’est le producteur qui a décidé de faire le clip de cette manière, et en l’occurrence il a très bien fait, Je trouve que le clip est très réussi, et je pense même qu’il a participé au succès du titre (approbation de Pac).

Que penses tu de l’évolution de l’industrie musicale 10 ans après?

Mani : Nous avons été signé sur My Major Company, un label participatif, ce qui n’existait pas il y a 10 ans.

On apprécie le fait d’être financé par les internautes, qui ne sont pour la plupart pas du métier. Ca apporte une espèce de fraicheur. Nous on fait de la musique pour le public. Donc avoir la sentence à la base, est super intéressant. Plutôt que de faire son album dans son coin pour ensuite le proposer au public – qui généralement déteste! (rires)

Ce qui en plus m’a touché dans le concept de My Major Company, c’est que les « producteurs » se sentent vraiment impliqués dans le projet et nous apportent leur soutien. Parfois quand on a un peu « la tête sous l’eau » ils sont là pour nous encourager. Ils deviennent des membres du groupe par extension.

Avez-vous eu l’occasion de les rencontrer?

Mani : Oui, et il y en a qui sont ici aujourd’hui. Certains ont même fait les chœurs sur « Bang Bang »!

Qui écrit les titres?

Mani : J’écris les textes. Soit Tony, soit Paco, soit tous les 2 ensemble composent les musiques. Puis chacun amène son petit « plus ». C’est un travail de groupe.

Paco : Tout à l’heure on définissait le groupe comme une bande potes, je dirais presque que c’est une famille. Mani et Tony sont le papa et la maman, et nous sommes un peu les enfants. Donc comme dans toute famille, quand ils se disputent les enfants trinquent! (rire général)

Musique ou paroles d’abord?

Mani : En général, c’est la musique en premier!  Dans certains cas ça peut être les paroles, mais c’est avant tout de l’harmonie et de la mélodie.

Qu’est-ce qui vous inspire pour écrire?

Mani : J’ai beaucoup voyagé donc je m’inspire beaucoup de mes voyages. Je devais partir 4 mois, je suis finalement resté 4 ans. Ça m’a profondément changé, et quand je suis revenu en France, je savais ce que je voulais faire de ma vie. La musique et rien d’autre. Ça s’est vraiment imposé à moi à ce moment là, contrairement aux autres membres du groupe qui ont toujours voulu faire de la musique leur métier,

Ecris-tu au départ en anglais ou en français?

Mani : J’écris d’abord en slovaque, je traduis en roumain….(!) Non, sérieusement, j’écris avant tout en anglais. Tous les gens qui m’ont donné envie de faire de la musique sont principalement des artistes américains ou afro-américains. C’est la musique qui a bercé mon enfance, qui a fait l’artiste que je suis. Donc quand on crée de la musique avec Tony par exemple,, les sonorités qui me viennent naturellement sont en anglais. Et j’adore cette langue.

Justement, pourtant vos titres sont en version franco-anglaise en radios?

Mani : Oui, car en France il y a ce système de quotas. Lorsqu’on est un groupe sorti de nulle part (même si individuellement, on a un parcours musical riche), et qu’en plus on chante en anglais, ce n’est pas évident d’être entendu.

Donc quand les grandes radios nous ont demandé de faire une version « quota » afin de nous diffuser, sur les conseils de notre manager, on a tenté. Bien sûr, en tant qu’artistes on a un peu boudé au départ, mais on a accepté d’essayer sur « Bang Bang »… Et finalement on trouve que ça a apporté au titre une certaine fraicheur. On a donc décidé de rééditer une version « quota » du nouveau single « Bungalow » (NDLR : que vous pouvez déjà entendre sur certaines radios)

Ce soir vous êtes en concert à la Maroquinerie. Pas trop le trac?

Mani : Toujours un peu, un moment avant d’entrer sur scène. Mais c’est un truc positif, qui apporte de l’énergie…Et de toutes façons, tu l’oublies dès que tu es sur scène!

A quoi doit on s’attendre quand on vient vous voir en live?

Mani : L’album est quand même assez produit « électro », donc on amène sur scène un coté plus organique, plus instrumental, aux titres. Revenir aux bases de ce qu’on est, c’est à dire un groupe de musiciens.

Dans quelle salle aimeriez-vous jouer un jour?

Mani : L’Olympia, c’est mythique!

Pac : Les grands festivals avec plein de groupes différents!

Avec qui aimeriez-vous collaborer?

Mani : Avec Bono!

Music & Co : Peu de chances qu’il nous lise..

Mani : Sérieux? Bon on arrête l’interview alors! (rires)

L’interview se termine comme elle a commencé, c’est à dire dans la bonne humeur générale !

Enfin, un dernier mot en vidéo pour les fans :

Séquence acoustique et review du concert à suivre très bientôt sur le site…

Album Heroes Of  Today  (My Major Company)

Publicités

2 Réponses to “Interview : Mani”

  1. Tontonguigui 2012/03/24 à 7:05 #

    Héhé c’est moi le choriste de MANIIIIIIIIIIII 😀 non je plaisante j’ai juste participé avec d’autres prods sur les choeurs de BANG BANG.

    Album à découvrir et à acheter parce que c’est un super investissement 🙂

    Groupe formidable humainement parlant.

  2. kerby 2012/03/26 à 6:55 #

    ce groupe ce n’est que du bonheur, ils déchirent tout sur scène, l’album et super kiffant et les boys sont des mecs en or humainement !!
    Achetez l’album vous ne serez pas déçu c’est une promesse !!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s